Une lombalgie ou lumbago est un état douloureux du rachis lombaire. La plupart des patients le nomme souvent « mal de rein » ou, quand l'affection résulte plus précisement d'un mouvement excessif, de « tour de rein ».
La lombalgie peut être aigüe ou devenir chronique, invalidante.
Les lombalgies affectent une forte majorité de la population. En France, elles touchent 70 % de la population à un moment ou à un autre.
Chez certains patients lombalgiques, la douleur perdure et s'aggrave au point de limiter considérablement leurs activités quotidiennes, incluant le travail. Des études ont démontré que la fréquence et la gravité des accidents au dos sont trois fois plus élevées chez les travailleurs de la construction que chez ceux des autres secteurs d'activités économiques. Les maux de dos constituent la principale cause d'incapacité à travailler chez les moins de 45 ans et la troisième chez les 45 ans et plus.
Il s'agit d'un problème de santé plus coûteux que le sida, le cancer ou les maladies du coeur. En fait, les lombalgies constituent un problème tellement important que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait des années 2000 à 2010 « la décennie des os et des articulations ».
Il va consister à « lever les tensions musculaires » impliquées dans le processus douloureux :
Pour être efficace, le traitement ostéopathique va prendre en compte le corps comme une suite mécanique montante .
Les tensions musculaires suivent une chaîne ascendante s’élevant des pieds vers la base du crâne, elles passent par les membranes « intra-craniennes » et s’équilibrent vers l’avant du corps, en chaine descendante sur les fascias antérieurs.
Le lumbago est le résultat de cette perte de mobilité, il peut être vu comme un déséquilibre des forces antéro-postérieures.
Du fait que le corps s’exprime par le mouvement, toute perte de mobilité (lésion primaire) va perturber l’équilibre des chaînes antéro-postérieures.
Il s’agira donc de traiter la lésion à l’ origine du problème et pas seulement le symptôme dans un contexte holistique ( holos : TOUT).
Le neurophysiologiste Irving Korr, a travaillé sur les propriocepteurs situés :
Les Propriocepteurs des fuseaux neuromusculaires sont responsables de la lésion ostéopathique ou plutôt de la lésion somatique.
Propriétés des propriocepteurs :
Ce système contrôle en permanence l’état de contraction musculaire : en force, en amplitude , en direction, il ne s’arrête donc jamais de fonctionner.
Les principaux cas où les propriocepteurs seront mis en défaut :
Ces situations provoquent la plupart du temps des « lésions ostéopathiques » comme le Lumbago.
Pour bien comprendre le phénomène de la lésion somatique, il faut comprendre le fonctionnement de la boucle gamma.
Le fuseau neuro-musculaire agit comme médiateur qui permet d’adapter la fonction musculaire à l’effort.
Pour les petits gestes précis, l’activité de la boucle gamma augmente (plus de tension), les muscles se tendent
Pour les gestes amples, l’activité est moindre (moins de tension), les muscles se détendent
Dans les cas cités plus haut, le fuseau va devenir « silencieux » dans la zone relâchée.
Le système nerveux va déclencher une réaction musculaire par la boucle Alpha (motrice) afin de retrouver le signal du faisceau.
Le muscle se trouver alors en état de tension permanente , la lésion somatique s’installe.
La lésion somatique va devenir une « porte ouverte à tous les influx nerveux », ceux qui lui sont destinés et ceux qui ne lui sont pas destinés.
Si l’ influx nerveux est plus important, la moelle épinière va augmenter le seuil de base ,dans le cas, des dysfonctions somatiques vont apparaître car cette zone envoie constamment des signaux qui perturbent son fonctionnement normal.
Les autres influx nerveux (modifiés par une émotion par exemple) vont aussi venir exciter cette zone en état d’ouverture et l’amplifier.
La correction peut s’ effectuer de différentes façons :
Les techniques utilisées pour réduire la lésion suivent le même raisonnement . Ces techniques dites « structurelles » demandent de la précision, de la rapidité, le moins de force possible.
1- En structurel (Trust) :
La normalisation consiste à suspendre la contraction du muscle spécifique qui était « silencieux » en libérant le système propriocepteur par un mouvement rapide, sans effort.
2- Par étirement ou « glissement » des fasciae :
Les fasciae sont les tissus conjonctifs différenciés, issus de la lame intermédiaire de l’embryon : le Mésoblaste,
Ces membranes sont des « cloisons » qui partent de la profondeur vers la périphérie : tendons, capsules, ligaments, tous les ligaments organiques, les méninges, les enveloppes viscérales, les séreuses, le péritoine.
Cet ensemble de tissus (matrice extra cellulaire) soumis à des tensions se transforme en fasciae.
Plus la tension est grande, plus le fascia est épais.
Les fasciae « montrent la direction » des forces qui ont été exercées sur la MEC.
Tous les os et les fasciae longitudinaux, transversaux ont la forme d’un « S ».
Le système musculo-squelettique ou « Pariétal » périphérique subit des pressions du dedans vers le dehors, le corps à tendance à s’agrandir avec formation des diaphragmes tel que :
1. Diaphragme du périnée ou pelvien : aponévrotique et musculaire : permet le resserrement des Ischions.
2. Diaphragme respiratoire,diaphragme Thoracique : ceinture scapulaire, plexus brachial, bronches, artère céphalique, nerf phrénique, nerf vague (X)
3. Diaphragme céphalique : tente du cervelet, base du crâne, Atlas, axis.
La normalisation consiste à libérer les chaînes de fasciae sur toute leur longueur et profondeur par étirement progressif avec une traction douce et régulière.
3- Par écoute de L’Onde Vasculaire Accessoire (O.V.A)
Les tissus « traumatisés » relâchent le blocage (la lésion) quant le praticien recherche la position antalgique absolue, point de ré harmonisation de l’arc myotatique en même temps que l’ « OVA » marque un temps d’ arrêt.
La technique consiste à mettre en tension délicatement les tissus concernés et à suivre le mouvement facilité de relâchement en se laissant guider par le rythme de l’ OVA.
La recherche d’un « still point » progressif ou moment d’arrêt de l’OVA pourra se transformer en vibrations, pulsations, libération de chaleur, ré-harmonisation neuro-végétative. Une émotion pathologique peut se manifester lors du still point.